Qui suis-je ?

De la dentelle à la couture, en passant par 9 enfants et Hitchcock...

Mais avec quelques détours quand même !

Moi c'est Aurélie et quand j’ai retrouvé mes dessins d’enfant, je me suis dit :
« Mais purée ! Je comprends pourquoi j’aime la dentelle et la calligraphie. Mais tout est là !!! »

Les détails, les volutes, les robes, les lettres travaillées… Je ne le savais évidemment pas encore, mais visiblement, j’avais déjà quelques petites obsessions.

Et c’est sans doute pour ça qu’à 12 ans, je me retrouve derrière un métier à dentelle à passer 5 heures pour réaliser 1 cm de Valenciennes. Qu’à 15 ans, je fais de la reliure et du cartonnage. Qu’à 20 ans, je tricote, je brode, je crochète et je touche à peu près à tout ce qui permet de fabriquer quelque chose avec mes mains.

Et qu’à 26 ans, j’ai…

Ben non. Pas un atelier de loisirs créatifs. Ma première fille !

Et c’est là que commencent les fameux détours.

Un deuxième enfant, puis un troisième, un quatrième…

Ma grand-mère m’avait pourtant prévenue :
« Petits petits soucis, grands grands soucis. »

Mais je continue. Parce qu’une famille nombreuse, c’est chouette. Ça remplit une maison, ça remplit les journées… et dans mon cas, ça finira par la remplir de neuf enfants.

Pendant tout ce temps, je continue à fabriquer. Parce qu’en fait, le travail manuel n’est pas vraiment un loisir chez moi. Ça fait partie de ma vie. Je touche à tout, j’ai envie d’essayer tout ce qui passe à portée de mes mains.

Et puis un jour, ma mère a une excellente idée — la deuxième, en fait, puisque c’est déjà elle qui m’avait inscrite à l’école de dentelle ! — : elle me donne sa vieille machine à coudre.

Et là… c’est l’engrenage.

Je découvre la couture. Et reconnaissons-lui tout de même un avantage considérable sur la dentelle aux fuseaux : ça va beaucoup plus vite que 3 mm à l’heure.
(Oui, oui. Millimètres.)

Évidemment, je plonge. Et je ne m’arrête plus.

Les années passent. Il y a des déménagements, des enfants qui grandissent, des créations cousues pour eux, puis des clientes qui arrivent. Petit à petit, la couture prend de plus en plus de place, jusqu’à devenir mon métier.

Ma première machine à coudre

Et finalement, mon exigence à soigner chaque détail était déjà là depuis longtemps. Elle était même dans mes dessins de petite fille.

Puis il a bien fallu donner un nom à toutes ces créations.

Alors, là encore, je suis allée chercher dans ce qui me fait vibrer depuis toujours. Et pour ça, merci Papa : c’est lui qui, vers mes 11 ans, m’a fait regarder mon premier Hitchcock. Autant dire que ça a laissé quelques traces…

Le cinéma d’Alfred Hitchcock, l’élégance folle de Grace Kelly, la littérature anglaise et, surtout, Jane Austen : finalement, je n’avais pas besoin d’aller chercher bien loin pour baptiser mes créations.

C’est ainsi que mes sacs ont commencé à emprunter leurs noms aux héroïnes du cinéma hitchcockien, pendant que mes créations pour enfants partaient se promener du côté de la campagne anglaise…

Et c’est comme ça, après quelques détours quand même, que Kouturissime est né.

Et aujourd’hui, l’histoire continue…

Aujourd’hui, je couds toujours avec la même envie de fabriquer de belles choses, mais certaines créations ont pris une saveur particulière.

Je suis devenue grand-mère. Et lorsque j’ai cousu une gigoteuse pour mon petit-fils dans un ancien drap de famille, j’ai retrouvé quelque chose que j’aime profondément : prendre ce qui a déjà une histoire et lui permettre d’en vivre une nouvelle.

C’est ainsi qu’est née la collection Augustine, inspirée du prénom de mon arrière-grand-mère. Des draps anciens deviennent des trousseaux de naissance, des pochons, des accessoires… et parfois, ce sont vos propres draps de famille que vous me confiez.

Ce que j’ai envie de faire avec Kouturissime

Je ne cherche pas à remplir les armoires. J’ai plutôt envie de créer moins de choses, mais des choses que l’on choisit vraiment, parce qu’elles sont belles, utiles et qu’on aura plaisir à garder.

Des vêtements et des accessoires pour accompagner l’enfance, des cadeaux que l’on choisit pour quelqu’un en particulier, des pièces uniques qui ne ressemblent pas à celles de tout le monde. Et parfois, un ancien drap de famille que l’on croyait condamné à rester au fond d’une armoire et qui devient le trousseau d’un nouveau bébé.

Faire durer, transformer, personnaliser, transmettre :
c’est probablement ce qui résume le mieux ce que j’ai envie de faire ici.

Et pour ça, je reste fidèle à ce qui m’accompagne depuis mes premiers dessins : le goût du détail, le travail bien fait et le temps nécessaire pour faire les choses correctement.

Finalement, entre les dessins de la petite fille, la dentelle choisie par ma mère, les films découverts avec mon père, la vieille machine à coudre, mes enfants et maintenant mes petits-enfants, Kouturissime ressemble assez bien à tout ce qui a jalonné ma vie.

Alors oui… on aurait peut-être pu prévoir ce que j’allais devenir en regardant mes dessins…

Il fallait juste prévoir quelques détours.

Et si vous avez envie de suivre les prochains détours de l’atelier…

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